Archives de catégorie : Réflexion

« True Belonging »: « Véritable Appartenance »

 

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à lire le livre incroyable et puissant de Brené Brown: «Braving the Wilderness: the quest for true belonging and the courage to stand alone ». Pas évident de traduire ce titre mais j’essairais par: « Braver l’étendue sauvage: la quête d’une véritable appartenance et le courage d’être seul».
Je ne suis pas certaine qu’il soit disponible en français mais si oui, ou si vous lisez l’anglais, allez l’acheter aujourd’hui. C’est une lecture si importante et précieuse pour tous ceux qui veulent continuer de grandir et de se développer en toute conscience et prendre en main leur vie avec courage. Je pense que c’est tout particulièrement important dans un monde qui semble être quotidiennement, de plus en plus divisé . Ce livre est un pur bijou; il me parle et m’inspire tellement. Certaines parties m’ont donné la chair de poule et ont été reçues en profondeur dans mon cœur.

Voici la définition de « true belonging », ou de l’appartenance véritable que l’auteure donne: « c’est la pratique spirituelle de croire en vous-même et d’appartenir à vous-même d’une façon si profonde que vous êtes capable de partager votre être le plus authentique avec le monde et également de trouver un caractère sacré tant en faisant partie integrante de quelque chose qu’en étant seul devant une étendue inconnue. La vraie appartenance ne vous demande pas de changer qui vous êtes, elle éxige que vous soyez qui vous êtes ».
J’ai essayé de traduire du mieux que j’ai pu ce qui n’est clairement pas évident lorsque ses mots sont si parfaits et justes en anglais.
Avant d’écrire sur un sujet, Brené Brown passe toujours des années à étudier la question, à faire des recherches et à recueillir des données. Aussi, je pense qu’elle a très soigneusement choisi ses mots pour donner sa définition et c’est à mon avis pourquoi ils sont si puissants.

 

 

En grandissant, je n’ai jamais ressenti que j’appartenais à quelque chose ou à quelqu’un, et encore moins à moi-même. Je me sentais un peu perdue, sans directions et instructions sur comment grandir et aborder cette chose énorme qu’est la vie. Alors à la place, je suis devenue très douée à m’intégrer. A m’intégrer, à me conformer; à l’école, à l’université, avec mes amis, avec mes petits amis, avec ma famille … Tant de fois, je me suis sentie ne pas être à ma place mais j’essayais toujours de rentrer dans le moule. Vous savez, pour que je puisse être acceptée et aimée…
Je suis devenue si bonne à m’intégrer et à plaire aux autres que je n’écoutais pas ou je n’essayais même pas de comprendre ce qui était vraiment important pour moi et ce dont j’avais besoin pour m’épanouir.
Je ne l’avais pas réalisé à l’époque, mais je pense que le jour où mon mari et moi avons commencé à sortir ensemble, fût la première fois que je faisais un pas vers ce dont j’avais vraiment envie et besoin. J’avais 21 ans. C’était la première fois que je demandais à quelqu’un de sortir avec moi (auparavant j’attendais toujours que l’autre vienne vers moi). Même aujourd’hui, il m’est difficile de croire que j’ai fait le premier pas car cela ne me ressemblait tellement pas à l’époque. Mais je suppose que, ce jour-là, mon cœur, mon instinct et mon intuition ont parlés un peu plus fort que mon cerveau . Et je suis tellement contente qu’ils l’aient fait parce que cette relation m’a permis et me permet encore, lentement mais sûrement, de devenir de plus en plus qui je suis. Et cela grâce au soutien et à l’encouragement de mon mari.
« La véritable appartenance exige que vous soyez qui vous êtes ». Une déclaration si simple et pourtant, combien d’entre nous savent qui nous sommes et si nous le savons, combien d’entre nous ont le courage de le vivre pleinement? Cela demande beaucoup de courage et peut sembler parfois être un parcours très solitaire et accablant, mais lorsque nous nous permettons finalement de briller et d’être fidèles à nous-mêmes; le sentiment de paix, d’aisance, de satisfaction et de force est incroyable.
Il m’est arrivé et m’arrive toujours d’entrevoir ce sentiment dans ma vie et il est si puissant et important. Mais les doutes et les peurs ne cessent de revenir frapper à ma porte et il faut beaucoup de force pour ne pas les laisser entrer. Souvent j’échoue, mais je me remets toujours debout et trouve la force pour rester sur mon chemin. La pratique du yoga et mon travail introspectif me donnent des outils extrêmement précieux pour observer, ressentir, réfléchir, digérer. La confiance et la foi sont aussi mes alliés; ils me guident pour devenir une meilleure version de moi-même et m’aider à exprimer ma vérité.

Bréne Brown a su exprimer si clairement ce que je ressentais depuis longtemps mais je n’avais pas les mots pour l’articuler. Je veux la remercier pour tout le travail important qu’elle accomplit et pour être une source d’inspiration.

Namaste,

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Comment naviguer sur le fleuve de la vie avec un peu plus d’aisance

Alors que j’entends beaucoup de personnes dans mon entourage traversant des moments difficiles et devant surmonter des épreuves, j’ai réfléchi à comment vivre ces événements avec un peu plus d’aisance et de fluidité. J’ai, moi aussi, eu ma part de grosses déceptions et d’événements qui m’ont profondémment marquée et blessée dans ma vie. Et il y en aura d’autres.
Au moment où nous traversons ces événements, cela est très difficile et on ressent une lourdeur s’abattre tout notre être; il faut se souvenir néanmoins qu’ils sont une partie intrinsèque de la vie.
Il y a des hauts et des bas, il y a l’inspire et l’expire, recevoir et offrir, la vague qui vient effleurer le rivage et qui repart. C’est comme cela que la nature fonctionne. C’est pourquoi j’ai choisi l’image ci-dessus avec cette citation pour illustrer ma pensée: « tout le monde veut le bonheur, personne ne veut de la douleur. Mais on ne peut pas avoir un arc-en-ciel sans un peu de pluie ».

Nous ne pouvons pas contrôler les rythmes de la vie, c’est en fait lorsque nous essayons de les dominer que la souffrance est plus susceptible de se produire. Ils seront toujours plus forts que notre résistance d’aller avec le courant. Au lieu d’essayer de contrôler les événements de la vie, nous pouvons contrôler par contre, notre réaction à ceux-ci.
Ce qui m’aide beaucoup est l’utilisation de cet outil: lorsque je passe par un mauvais moment, j’exerce un sentiment de gratitude. Pas un sentiment de gratitude pour la difficulté que je suis en train de passer mais pour tout ce qui va bien dans ma vie.
Certains d’entre vous me diront: plus facile à dire qu’à faire. Et vous avez raison! Mais plus nous pratiquons quelque chose, plus il devient une partie intégrante de notre vie, plus il imprègne notre être. La première fois que vous avez pratiqué les salutations au soleil, il était sûrement difficile de se souvenir de la séquence et de coordonner le souffle aux mouvements et après les avoir pratiquées des centaines, des milliers de fois, le souffle a finalement initié le mouvement, il est devenu fluide et spacieux.
De la même manière que nous nous améliorons à ce que nous pratiquons régulièrement sur un plan physique, nous nous améliorons également à entraîner et reprogrammer notre cerveau avec ce que nous pratiquons sur un plan mental.

Je vais utiliser un petit exemple qui m’est arrivé alors que j’étais en France. Après la formation, je devais finaliser un projet de yoga que j’avais en tête depuis deux ans. Tout était prévu pour le concrétiser: l’emplacement, l’équipe, les dates … Néanmoins 10 jours avant qu’il ne se réalise, j’ai reçu un e-mail m’indiquant qu’il devrait être annulé. Bien sûr, ma première réaction a été une énorme déception. J’ai travaillé pendant longtemps sur ce projet, j’ai réservé mon vol pour rester plus longtemps en France, lorsque je n’enseigne pas, je ne gagne pas d’argent, quel manque de professionalisme … la liste pourrait continuer.
Mais après ma réaction vive et à fleur de peau du moment, je pouvais aussi me dire: quelle chance d’avoir été offert cette opportunité, quelle chance que les gens me fassent confiance et valorise mon travail et ma pratique, quelle chance d’avoir 4 jours de congés dans mon pays (je ne vais jamais en France en dehors de mon enseignement alors c’est vraiment rare) …
Et bien je suis partie 3 jours à Paris et laissez-moi vous dire que j’ai passé un excellent moment à voir quelques amis, faire du yoga; recevoir une séance d’hypnose avec un thérapeute avec lequel je voulais travailler, rester à l’hôtel et jouer au touriste dans cette ville si charmante, si sensuelle.

La mise en application de ce sentiment de gratitude fonctionne pour des situations très difficiles de perte ou de profonde tristesse, ainsi que pour des choses beaucoup moins importantes.
Lors d’une dispute avec son/sa conjoint(e); se remémorer à quel point nous sommes chanceux d’avoir quelqun à nos côtés. Si l’on a une blessure dans notre corps, être malgrè tout reconnaissant de toutes les autres parties du corps qui fonctionnent à merveille. Cela s’applique à l’infini.
Il ne s’agit pas d’essayer de vous convaincre que tout est magnifique autour de vous; être reconnaissant nous fait réaliser la réalité des choses et la vérité. Nous ne pouvons pas nier que nous sommes extrêmement chanceux; au moins pour ceux d’entre nous qui avons un toît au-dessus de nos têtes, assez de nourriture à manger et de l’amour de nos familles et de nos amis. C’est tout simplement indéniable. C’est la vérité. Cela peut être caché sous des couches profondes de frustration, de tristesse, de manque de confiance, de doutes … mais au final cela reste la vérité.

La gratitude nous aide à mettre les choses en perspective.
La gratitude nous enseigne à apprécier le moment présent. A revenir à un sentiment d’ancrage.
La gratitude transforme le désir de toujours vouloir plus ou mieux en suffisant.
Nous avons suffisamment.

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L’impermanence des choses

Il y a un peu plus de 10 ans, j’enseignais ma première classe collective officielle. Ci-dessus, est une photo de la séquence que j’avais écrite pour cette classe.
J’étais terrifiée!!
J’étais principalement terrifiée de me tromper et surtout j’avais peur de me sentir rejetée. Et si les students ne m’aiment pas, ou qu’ils ne comprennent pas mon accent, ou que l’alignement de mes postures n’est pas optimal, et si j’oublie des instructions, ou que je ne sais pas comment aider les élèves avec des limitations ou des blessures…? La liste pourrait continuer.

Il est intéressant de remarquer que toutes ces peurs étaient purement basées sur moi. MOI, n’étant pas capable ou n’étant pas assez. Je me souviens d’un excellent conseil que mon mari me donna: « tu es là pour faire du bien à tes élèves et pour les aider. Concentre-toi sur cela et tu ne peux pas te tromper ». Bien sûr, à I’époque, ceci était plus facile à dire qu’à faire pour quelqun qui a essayé d’être discrète toute sa vie. Mais ce conseil est si important car le Yoga est basé sur le partage, l’union, l’intégration.
Avance rapide: dix années plus tard, la sensation de terreur a disparue (heureusement!). Même si je suis toujours un peu nerveuse parfois, surtout à l’approche d’un nouveau projet. Mais aujourd’hui, j’ai appris à apprécier cette sensation car comme me l’a fait remarqué un ami: « tu es anxieuse parce que tu veux donner le meilleur à tes élèves ». Et c’est vrai; mes élèves et mon enseignement sont très importants à mes yeux. J’aime ce que je fais.

Lorsque j’ai commencé à pratiquer le Yoga en 2002 à New York, je fus immédiatement attirée par la pratique physique. Puis, en 2003/2004, mon mari et moi sommes partis voyager pendant 8 mois en Asie du Sud-Est et nous nous sommes arrêtés quelques semaines dans un ashram à Rishikesh, en Inde. Les professeurs que nous avons rencontrés sur place étaient extraordinaires!! Je suis littéralement tombée amoureuse de cette pratique. Je compris alors que le Yoga était bien plus que la pratique physique. J’ai eu la chance de découvrir la méditation, les pranayamas, les kriyas et le chant grâce à une professeur indienne, qui est la femme la plus spirituelle que je connaisse. Tout cela était si impressionnant pour moi. Une philosophie si ancienne et pourtant les yogis connaissaient et avaient déjà tout compris sur la vie. A l’opposé, dans nos sociétés soi-disant modernes, on semble s’éloigner de plus en plus des enseignements fondamentaux; se sentant souvent déconnectés et au bout du rouleau. Ce fût une révélation pour moi de trouver une pratique, une discipline, une philosophie de vie si holistique.
Je ne voulais pas enseigner à l’époque mais je suis retournée dans cet ashram l’année suivante pour faire une formation de professeurs car j’avais le désir profond d’en savoir plus, de mieux comprendre.
Une formation de professeurs de Yoga en Inde et deux formations à New York plus tard, je n’avais toujours aucun désir d’enseigner mais ma soif d’apprendre était de plus en satisfaite.

Un jour, j’ai finalement accepté une offre d’enseignement après en avoir refusé quelques unes, et je n’ai jamais cessé depuis!
Ma pratique a évolué au fil des années. Je n’ai jamais été une personne compétitive et bien que les postures difficiles me séduisaient et que je prenais beaucoup de plaisir à les faire, j’étais aussi à l’aise avec le fait de ne pas être capable de tout réaliser.
De plus, je me suis rendue compte au fil des années que j’avais des limitations structurelles dues à ma scoliose. Après avoir ignoré pendant un moment les signaux que m’envoyaient mon corps (en raison d’un manque de conscience et de connaissance de ma condition et du fait que les professeurs avec lesquels je pratiquais n’étaient pas formés à cette condition), j’ai aggravé les choses et j’ai commencé à ressentir de la douleur. Jusqu’à ce que je trouve ce studio de yoga exceptionnel: Yoga Union qui est spécialisé dans la scoliose et les problèmes de dos. Là-bas, j’ai appris à comprendre ma scoliose et à prendre soin de moi.

Depuis, ma pratique physique est plus respectueuse envers mon corps. Je connais mes limites. Je ne pratique pas le Yoga pour impressionner avec mes postures ou obtenir des « j’aime » sur les réseaux sociaux. Je pratique le Yoga parce qu’il nourrit mon corps et mon âme. Ce qui m’intéresse est de tourner ma conscience vers l’intérieur, d’écouter. Peut-être qu’en prenant de l’âge je fais plus attention. Peut-être pas. Mais ce qui m’intéresse réellement c’est la connection entre le corps et l’esprit. Aujourd’hui, ma pratique de méditation est aussi importante ou même plus sacrée que ma pratique physique.

La raison pour laquelle je partage tout cela avec vous est parce que tout est impermanent dans la vie. Tout; sans exception. Le mal, le bien, le douloureux, l’agréable…
Ma pratique a changé au cours des années et continuera de changer.
Nous devons savoir accepter cette impermanence pour se sentir en paix dans notre vie; autrement nous devenons trop attachés aux choses, aux personnes et nous en souffrons. L’impermanence est un des grands enseignements de la philosophie du Yoga.
La vie suit son chemin, la mort surgit, les saisons changent, les joies et les peines vont et viennent…
C’est exactement la raison pour laquelle la vie est si belle et si précieuse car elle est fragile et éphémère.

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AMOUR, AMOUR et encore plus d’AMOUR

 

Je vais être très honnête avec vous, j’ai eu du mal à rassembler mes pensées pour écrire cette newsletter. Alors que le monde paraît être plus divisé que jamais et que de nombreuses personnes souffrent; comment puis-je fermer les yeux pour ignorer ce qui se passe et prétendre que tout va bien? Une fois que l’on sait, on ne peut pas dire que l’on était pas au courant. Alors je fais ce que je peux en choississant des sources d’informations les plus neutres possibles, en signant des pétitions, en donnant de l’argent à des organisations…

Je suis partagée… Une partie de moi pense que je devrais faire plus et notamment plus d’actions concrètes. Je n’ai jamais été une militante mais pourtant cette année je ressens l’urgence de prendre des actions (les résultats éléctoraux du pays où je vis depuis 16 ans y sont pour beaucoup) car je sais que détourner le regard et ignorer ce qui se passe ne sont pas des réponses valables.
Et puis une autre partie de moi sait qu’aller, par exemple en Syrie, pour aider n’est pas non plus une solution.
Alors pour apaiser mon conflit intérieur, je reviens à ce que je sais et à ce que le Yoga m’a appris: que tout commence par soi-même, que tout commence avec une pensée.
Je garde toujours ces mots précieux et puissants à l’esprit:

« Surveille tes pensées, elles deviennent des mots.
Surveille tes mots ils deviennent des actions.
Surveille tes actions, elles deviennent des habitudes.
Surveille tes habitudes, elles deviennent ton caractère.
Surveille ton caractère, il devient ton destin. »

Je ne cite pas l’auteur de cette citation en toute conscience car elle a été attribuée à tellement de personnes qu’il est difficile de savoir qui l’a vraiment prononcée.
L’essence de cette citation est si profonde et si fondamentale. Elle nous explique comment nous pouvons changer notre monde et avoir un impact. C’est pourquoi il est tellement important de prêter attention à nos pensées, c’est pourquoi la pratique de la pleine conscience est essentielle et que la méditation est nécessaire. Pour que nous puissions enfin comprendre que la souffrance de certains touche le monde entier. Et diffuser ainsi encore plus d’amour, plus d’unité et de compréhension. Parce que de toute façon, l’amour est toujours la réponse. Toujours.

Les mots, eux aussi ont un pouvoir immense et ont de l’importance. Alors je choisis de prêter attention à la façon dont je m’exprime car les mots contiennent de l’énergie, ils créent des répercussions. C’est le cas pour tout; tout est énergie et vibrations.

Ne vous inquiétez pas, je ne vous laisserai pas sur une note si sérieuse avant les Fêtes.
Dernièrement, dans mes classes, nous avons fait une courte méditation pour contempler ce qui va bien dans nos vies. Il est intéressant de remarquer que si une chose que l’on considère négative nous arrive dans une journée et que deux ou trois situations positives se passent dans la même journée, notre esprit aura tendance à focaliser uniquement sur l’expérience négative. Cela paraît injuste!
Mais nous pouvons changer cela. En revenant au moment présent et en nous rappelant toutes les bonnes choses que nous avons dans nos vies et à quel point nous sommes chanceux. Essayez! Cela n’a pas besoin d’être très long.
Asseyez-vous pour quelques minutes avec les yeux fermés et visualiser toutes les belles choses que vous avez autour de vous, tous les gens qui vous aiment et qui sont là pour vous.
Ce petit exercice illuminera votre journée et vous fera vous sentir beaucoup mieux.
Cela me fait penser à cette excellente video qui a été partagée par une de mes collègues. Elle est en anglais mais la gratitude n’a pas de language alors vous comprendrez très facilement. Elle vaut la peine d’être vue!!

Je vous souhaite d’extraordinaires et d’heureuses fêtes de fin d’année!!!
Continuez à répandre de l’amour autour de vous et prenez bien soin des uns et des autres.
Joyeux, joyeux Noël et une éblouissante année 2017!!!!
Avec amour,

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Travail de réflexion sur soi-même

 

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Si vous me connaissez, vous savez que l’été est ma saison préférée. Je me sens en accord avec moi-même durant l’été, plus qu’à n’importe quel autre moment de l’année. Et parce que je me sens bien, il m’est plus facile de faire un travail de réflexion et d’introspection. Bien que j’enseigne autant de classes en été que le reste de l’année, j’ai tendance à me sentir très occupée et pris dans le rythme de la ville lorsque je suis à New York. Ce qui me laisse peu de temps pour faire un travail approfondi de réflexion malgré ma pratique quotidienne de méditation.
Mais sur Shelter Island, et particulièrement près de l’océan, les choses sont différentes…
Ayant grandi dans une ville proche des montagnes, je me suis toujours demandé pourquoi j’aime tant l’océan et la plage. Cet environnement me touche et me parle et je crois que c’est parce que tous les éléments y sont présents, à portée de main. Ils nourrissent mon corps et mon esprit. J’adore aussi l’infini, l’immensité de l’horizon; ce sentiment de liberté, que tout est possible. C’est mon petit coin de bonheur!

Cela fait un moment maintenant que j’ai entamé un travail d’introspection. Ayant choisi la voie du yoga, il est tout naturel de vouloir évoluer et de me rapprocher de l’essence de mon être. Faire l’équilibre sur les mains est très amusant et enivrant et je suis sûre que j’aimerai toujours le faire, mais cela ne va pas m’aider, ni le monde, à évoluer.
Cet été, j’ai intensifié mon travail de réflexion sur moi-même. Observer plus attentivement, écouter plus en profondeur, ressentir avec tous mes sens, sentir avec attention, me poser des questions difficiles, refuser de reculer devant ce qui se présentait. Ce dernier est peut-être le plus difficile pour moi. Il est tellement facile de fermer les yeux lorsqu’une situation ne nous convient pas et d’éviter de s’y confronter plutôt que d’y faire face.

Des peurs sont souvent liées à notre défaut de prendre des décisions. Par exemple, la peur de perdre quelque chose ou quelqun; donc on préfère rester dans une situation familière plutôt que de prendre un risque. J’ai, moi-même, de nombreuses peurs sur lesquelles je travaille. Il ne s’agit pas d’un processus facile mais néanmoins un que j’ai décidé d’entreprendre pour continuer à me développer et aller dans la direction qui me semble être la plus juste. Et durant ce processus, la nature m’est toujours d’une aide précieuse pour obtenir plus de clarté.
La nature détient toutes les réponses.
Lorsque je suis entourée de nature et ce pour un moment, je ressens que mes cellules deviennent en harmonie avec l’environnement. Tous mes sens sont plus attentifs, plus affûtés mais d’une façon très douce, très subtile. Je me sens beaucoup plus réceptive et je suis plus à même d’écouter et d’observer ce qui se passe dans ma vie à ce moment précis. Je me sens beaucoup claire dans mon esprit, moins suceptible d’écouter mes peurs.

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J’ai eu la chance de passer quelques jours cet été au centre de Yoga Kripalu dans le Massachussetts. Ce fût une invitation supplémentaire de continuer à aller un peu plus loin avec moi-même dans un endroit plus frais et boisé .
Un autre outil qui m’est très utile est de mettre les choses sur papier. Cela paraît évident comme certainement l’est le fait de passer du temps dans la nature, mais je vous assure que plus les techniques sont simples et plus elles sont efficaces. Un travail d’introspection est un travail d’écoute, de présence et qui ne peut être réalisé que dans un envitonnement calme grâce à des outils comme l’écriture, la méditation, la contemplation. C’est seulement lorsque l’on se sent apaisé et réceptif que le travail peut porter ses fruits.
Ecrire est une aide précieuse car cela permet de détruire des barrières que l’on a pu ériger. On se sent libre de s’exprimer et parfois on peut même être surpri par ce que l’on écrit. Je l’ai été et ce, d’une façon très positive.

Le Dalai Lama était récemment à Strasbourg et j’ai pu écouter un de ses dicours grâce à Facebook live.
Beaucoup d’opinions qu’il a exprimées m’ont profondément parlées mais sur le sujet sur lequel j’écris aujourd’hui, il dit quelque chose qui a particulièrement attiré mon attention. Il expliqua que lorsque nous avons des émotions ou des sentiments négatifs présents dans notre esprit, cela provient souvent du fait que nous regardons le problème depuis un angle très étroit et que nous oublions de regarder l’ensemble des choses. Plus l’angle est étroit et plus il y aura d’anxiété et d’émotions négatives qui vont s’ajouter au problème. Cela m’a interpellée car il est vrai pafois que l’on peut trop se focaliser sur un problème spécifique et on oublie ainsi que tout le reste est plutôt pas mal du tout. C’était un excellent rappel.
Que nous puissions continuer à faire notre travail d’introspection mais sans oublier de garder en tête l’ensemble des choses.

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Le paradoxe de la connaissance

 

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Je suis rentrée il y a quelques semaines de Strasbourg après y avoir enseigné une formation Yogaworks de professeurs de yoga au niveau 200 heures et des ateliers à Yogamoves, et je me suis surprise à me faire cette réflexion: plus que je connais de choses sur le yoga et finalement moins j’en sais!

Depuis 2003, j’ai pris de nombreuses formations, stages et ateliers. Il n’y a pas une année qui passe sans que je continue à me former. C’est ce qui me garde dans ma pratique, c’est ce qui m’inspire et m’ancre dans mon enseignement, c’est ce qui me fait vibrer. J’ai des milliers d’heures de formation et des milliers d’heures d’enseignement à mon compteur et pourtant, cette impression d’en savoir moins (peu, serait peut-être plus approprié) est présente. Ne soyez pas alarmés, je ne dis pas cela avec tristesse et inquiétude, je trouve cela au contraire très sain car c’est ce qui me pousse à m’améliorer, à en savoir plus, à ressentir les choses.
Je me rends compte qu’il y a plusieurs étapes dans la connaissance ou le savoir. Au début, on veut absolument avoir la bonne et unique réponse; c’est comme cela et pas autrement. Je le vois souvent chez les élèves qui prennent la formation, il faut que ce soit noir ou blanc. Et c’est tout à fait normal, notre cerveau a ce besoin de recevoir une information tangible, claire et précise. On apprend déjà de nouvelles informations lorsqu’on prend une formation, et si en plus rien n’est précis, cela devient déstabilisant. Si les pieds sont joints en Tadasana, dans la posture de la montagne, alors cela doit être la règle, la vérité pour tout le monde. Mais est-ce si simple? Je vous donne déjà la réponse: absolument pas et c’est ce que je m’efforce d’enseigner à mes élèves.

Je me souviens de ma première sérieuse expérience de yoga. C’était en Inde, à Rishikesh avec ma professeur de yoga Iyengar: Karyn O’Bannon. Elle avait un des plus haut degrés d’enseignement dans le style Iyengar. Elle est malheureusement décédée en 2013. Comme la plupart des professeurs d’Iyengar, sa façon d’enseigner était stricte et disciplinée mais avec en même temps une pudeur touchante et émouvante. Elle m’a donné l’envie de continuer à pratiquer le yoga en 2003 et de continuer à apprendre. J’étais fascinée par sa connaissance du corps et je me disais que si on arrive à avoir une telle connexion et compréhension de notre corps, à savoir même quoi faire avec notre petit orteil, cela devait ouvrir des accès formidables à notre esprit, à son contrôle et créer une harmonie du corps et de l’esprit. Je lui suis si reconnaissante d’avoir eu tant d’influence sur mon parcours.
J’ai eu besoin de ce cadrage, de ces instructions précises, de cette rigueur pour me donner les ailes dont j’avais besoin. Et au-delà de sa précision, elle était un être si spirituel.

Alors au début, on est souvent trop rigide dans nos instructions jusqu’à ce que l’on se rende compte que ce n’est pas si noir ou blanc mais qu’il y a un monde entre les deux où vit d’ailleurs la plupart d’entre nous. Paradoxalement, cette conscience ne peut venir que par le fait de continuer à se former, de continuer à pratiquer. Plus on apprend le yoga et plus on découvre ses subtilités. Ses subtilités corporelles, subtilités d’énergies, subtilités mentales… Le yoga est un sujet si vaste et c’est ce qui me plaît tant! C’est comme les poupées russes sauf que, dans le cas du yoga, cela ne s’arrête jamais. On lève de nouveaux voiles grâce à la maturité de pratique et d’enseignement qu’on acquiert. Et plus on apprend et plus on réalise que l’on a à peine commencé à effleurer la profondeur de certains concepts. Pourquoi? Car dans le Yoga, tout est ressenti, tout est expérience, tout est pratique pour se reconnecter avec soi-même. Et cela nécessite de la patience et du temps. Chaque personne aura un chemin différent, des niveaux de conscience différents, des approches différentes, des sensibilités différentes dans son apprentissage.

Dans son livre « Outlier: the story of success », Malcolm Gladwell explique la règle des 10 000 heures pour pouvoir maîtriser une matière, un sujet ou un art. Ce à quoi d’autres lui ont répondu que ce n’est pas forcément vrai, certains ont besoin de plus d’heures, d’autre de moins. Que tout dépendait de la qualité d’attention avec laquelle ces 10 000 heures étaient acquises. Je suis complétement d’accord avec cette notion de la qualité de notre attention, de notre implication. La philosophie du yoga parle d’ailleurs de ce sujet. Rien ne me fait plus plaisir lorsque des situations ou des discussions de la vie moderne sont confirmées par d’anciens textes. Dans les Yoga Sutra de Patanjali (compilés vers les années 200 av. J.C et 500 ap. J.C), on nous parle du concept d’Abhyasa, qui signifie pratique ou effort. Patanjali nous explique que cette pratique doit être réalisée avec foi, avec tout notre coeur pour faire de plus importants progrès. Cela rejoint complètement cette idée de la qualité d’attention ou d’implication!

Alors je continuerai à apprendre, à me former, à pratiquer toute ma vie avec la même passion et curiosité qui m’animent depuis ces années. Et peut-être que tant que j’aurais l’impression d’en savoir peu, je serais sur le bon chemin car le jour où j’aurais l’impression d’en savoir énormément, mon ego aura pris trop d’ampleur!

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La petit voix dans notre tête

 

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J’ai posté il y a quelques semaines cette photo, prise lors de mon séjour dans les Caraibes, sur Facebook et Instagram accompagnée de cette légende:
« Moi: j’aime cette photo!
La voix dans ma tête: mais tu as vu la céllulite??!!
Moi: oui, je sais…
La voix dans ma tête: tu ne peux pas poster cette photo!!
Moi: je la posterai et je m’accepte telle que je suis et ce, avec ma céllulite!! »

Je ne m’attendais pas à une telle réaction de la part des personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux. Quelle joie de lire vos réactions et vos commentaires!! J’ai été tellement touchée et émue que j’ai décidé d’écrire un peu plus sur le sujet.

On a tous cette petite voix dans notre tête qui nous dit parfois: tu n’es pas assez, tu n’es pas parfait(e), il te manque ceci pour être meilleur(e), cela pour être aimé(e), et ceci pour réussir et puis aussi ceci pour…(complétez les pointillés). La liste peut être très longue!
Ce sujet me tient à cœur car comme beaucoup, j’ai été victime de la petite voix dans ma tête étant plus jeune: trop grande, trop maigre, trop introvertie… Maintenant, je sais de plus en plus m’en dégager bien que je sois sûre que si vous demandez à mon mari, il vous citera mes insécurités sans hésitation! Est-ce vrai ou est-ce encore la petite voix dans ma tête qui me juge? C’est drôle d’observer comment notre esprit fonctionne!

Mais ce sujet me tient surtout à cœur car je la vois, je la ressens cette petite voix dans la tête de mes élèves: je n’ai pas suffisamment de muscles, je dois perdre du poids, les autres ont des postures parfaites et moi non, je suis trop anxieux(se) pour méditer, trop occupé(e) pour m’asseoir calmement, pas assez flexible pour faire du yoga… Là aussi, la liste est très longue. Se mettre des bâtons dans les roues, se tirer vers le bas, se juger négativement  avant même d’avoir essayé!

Et puis il y a aussi cette petite voix qui parfois, au lieu de nous faire abandonner avant même d’avoir commencé, au contraire, nous pousse trop loin. Si les autres arrivent à faire ces postures alors moi aussi je dois y arriver et je pousserai coûte que coûte ignorant mes blessures et au risque de les aggraver. Une de mes élèves m’a dit dernièrement qu’elle souffre d’arthrite dans toutes les articulations. Malgré ses douleurs intenses, elle m’a confié qu’elle se mettait la pression car si les autres pouvaient faire ces postures, elle aussi devait y arriver. Mais à quel prix? Et pourquoi?
J’aimerais rapeller ici qu’un des principes fondamentaux sur lequel est basé la pratique du Yoga est « Ahimsa » qui signifie absence de violence. Absence de violence envers les autres mais aussi envers soi-même. Et malgrè tout, et peut-être encore plus à New York où la société est très compétitive, de nombreux élèves restent dans un esprit de performance.
Ne pas arriver à accepter que notre corps ne peut plus faire les mêmes choses que dans le passé est aussi à mon avis, un terrain fertile pour la petite voix dans notre tête.

Et puis ce n’est pas fini, il y a aussi la petite voix dans notre tête qui juge les autres. Comme elle est présente elle aussi! J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le commentaire de cette personne sur ma photo qui a dit:
« Ma petite voix a fait exactement comme la votre! Oh elle a de la céllulite, et moi de dire: ah merci de montrer la Vérite, si chère au Yoga! Namaste et encore MERCI! »
J’ai adoré ce commentaire rempli d’honnêteté car il est d’une telle justesse sur la façon dont notre esprit fonctionne. Cette petite voix qui, comme à l’affût, n’attend que la première occasion pour se montrer et commencer son bavardage. Car il ne s’agit que de bavardage et d’un bavardage sans profondeur; la plupart du temps conditionné par la société.

Alors mon conseil pour arrêter cette petite voix dans notre tête est d’abord de l’observer, d’en avoir conscience puis doucement, sans frustration et avec patience, de l’apprivoiser pour ne plus la laisser nous contrôler. Se rendre compte qu’il s’agit simplement d’une pensée, que cela ne nous définit pas, que l’on est bien plus que cela. Et plus on l’observe et l’apprivoise, plus elle paraît dérisoire et futile. Plus on s’en détache et plus on se donne la permission d’être authentique, d’être vulnerable, d’être sincère.

Merci énormément pour votre enthousiasme et vos réactions incroyables!!
Puisque nous avons tous besoin des uns et des autres pour se sentir soutenus, arrivons à être aussi compréhensifs et encourageants avec nos mots et nos réactions dans la vraie vie.

« La vie n’a pas besoin d’être justifiée ou jugée » Don Miguel Ruiz

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Une nouvelle page s’ouvre…

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…mais est-elle si nouvelle? J’ai toujours été fascinée par l’engouement porté au passage de la nouvelle année. J’aime beaucoup la tradition de célèbrer le nouvel an et de se réunir. Ce qui m’interpelle un peu plus sont les résolutions. Comment le fait de passer du 31 décembre au 1er janvier aurait le pouvoir de changer les gens et leur quotidien?

Bien évidemment, je comprends que le changement d’année constitue une transition suffisamment importante pour décider d’un nouveau départ. Je valorise d’ailleurs énormement les personnes qui font la démarche de vouloir changer et prennent des résolutions. Car cette démarche est beaucoup plus difficile qu’elle en a l’air. Elle demande d’avoir conscience de soi et d’être attentif à son corps et à son esprit pour pouvoir changer ce qui nous empêche d’avancer. Mais pourquoi faire cette démarche seulement le 1er janvier?
Le problème avec les résolutions, à mon avis, est le même problème qu’avec les régimes alimentaires. La plupart d’entre nous font des choix de changements trop drastiques et aussi souvent trop nombreux. Il est alors difficile de les tenir car on se sent contraints et parfois punis.

Ce qui me tient plutôt à coeur est un travail de réflexion et d’intention.
Prendre le temps de faire le point objectivement sur l’année écoulée. Les moments de joie comme les moments difficiles; les observer de la même manière. Nous sommes souvent pris par la frénésie de notre quotidien et laissons passer les choses sans vraiment les digérer et les analyser. Ce travail d’introspection est pourtant crucial pour aller de l’avant. Ma pratique de méditation m’aide beaucoup à faire ce travail. Prendre du recul, en faisant un voyage par exemple, est un autre moyen que je trouve efficace.
Une fois cette étape de réflexion faite, alors poser une intention pour cette nouvelle année. En faisant un travail de visualisation. Cela peut être mental, ou par écrit ou par un collage de photos et de mots qui nous inspirent. Quelles sont les choses, personnes, sensations… que l’on aimerait attirer dans nos vie?
Mon conseil est de rester très simple dans notre intention mais aussi très clair. Plus notre vision est claire, plus elle a le potentiel de se réaliser.

L’année 2015 m’a apporté de nombreuses joies et succès mais aussi son lot de tristesse et de situations difficiles. Mais avant toute chose, elle a continué à me montrer ce à quoi j’aspire dans ma vie. Et pour cela, je lui dis merci.

Le sentiment de gratitude est un autre outil au pouvoir très puissant pour garder son intention. Je m’en rends compte de plus en plus tous les jours. Notre esprit a cette facheuse tendance à focaliser sur le négatif ou en tout cas, à surligner le négatif beaucoup plus que le positif. Il est fascinant d’observer que lors d’une journée durant laquelle des dizaines de choses se sont déroulées agréablement, on ne retiendra que la situation qui nous a contrariés. Je suis absolument victime de cette tendance et me rends de plus en plus compte que cela ne tient qu’à moi de changer ma perspective. J’ai ce pouvoir. Je le sais intellectuellement depuis des années mais le mettre en application dans ma vie au quotidien s’est fait progresivement. Cela fait maintenant plusieurs années que je le pratique (certains jours étant plus faciles que d’autres). En remarquant et prenant note des choses positives dans nos vie et en ayant de la gratitude pour celles ci, nous nous sentons plus apaisés mais aussi plus satisfaits, en d’autres termes, plus heureux.

Au mois de décembre, j’ai participé à un « challenge » sur Instagram de « 25 jours de gratitude » qui était organisé par Yogaworks, l’école de yoga où j’enseigne à New York. Je ne prends habituellement pas part à ces challenges sur Instagram qui sont généralement tournés sur des postures physiques car j’estime que l’image du yoga aujourd’hui est déjà beaucoup trop orientée sur le plan physique. Mais ce challenge là m’a interpellée, car plus de gratitude dans notre monde ne peut qu’être bénéfique et peut, je l’espère, donner l’envie à certains d’essayer.
Je partage avec vous ces quelques photos que j’ai prise durant ce challenge: mon mari, un concert au Carnegie Hall, ma pratique quotidienne de méditation, mon oiseau fétiche apperçu à Central Park: le Cardinal.
Vous pouvez retrouvez mes 25 photos et commentaires sur Instagram, IG: celineantoineyoga

Je vous souhaite ainsi une excellente et merveilleuse année 2016!!!
Que votre intention soit claire et que nous adoptions une attitude de gratitude au quotiden.
Avec respect,

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Fluidité et douceur

 

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L’été 2015 fut un grand cru!! Que de bons moments passés: mes classes et cours particuliers dans la majestueuse Shelter Island tous les week-ends depuis mi-juin, un passage dans les montagnes de Sun Valley dans l’Idaho pour enseigner, des ballades sur la plage, une nature simple et époustouflante à la fois…
Je vous fais partager ces quelques photos que j’ai prises durant l’été.

Ce que j’aime le plus avec cette saison estivale c’est que tout le monde semble bien plus décontractés, plus à l’aise dans leur quotidien. Les gens travaillent cependant et moi y compris, mais il y a une aisance, une facilité qui est tellement agréable.
Ce qui me fait me demander si notre environnement est crucial dans notre développement personnel ou est ce que notre esprit est plus fort et peut s’adapter en toutes circonstances?

De mon expérience et de mes études de yoga et méditation, le pouvoir de l’esprit est indéniable et de nombreuses personnes arrivent à dépasser des circonstances peu favorables voire même tragiques grâce à ce dernier. Néanmoins, j’arrive de plus en plus à la conclusion que notre environnement physique mais aussi émotionnel est primordial et fait une énorme différence sur notre capacité de nous épanouir. Je ne parle pas de nous sentir juste bien mais de nous épanouir pleinement jusqu’à atteindre notre potentiel. Cela semble allez de soi vous me direz! Mais combien d’entre nous se retrouvent dans des situations qui ne nous conviennent pas vraiment? Et par habitude, ou peur du changement, nous nous complaisons dans notre immobilité.

Comme le dit si bien Albert Einstein: « La définition de la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».

Combien d’entre nous ne sont même pas conscients de cette situation et vivent en pilote automatique?
Cette prise de conscience et acceptation demande un processus de quête de soi, une recherche intérieure.

La philosophie du yoga nous aide à nous faire prendre conscience des barrières que l’on s’est érigées, des voiles que l’on a accumulés devant nos yeux en raison par exemple de notre éducation, de nos expériences passées …
Selon les Yoga Sutras de Patanjali, ce travail de recherche intérieur nous permet de nous connecter à notre vraie nature, notre Moi profond: « Purusha », une des clés de notre bonheur.
Alors à l’aube de l’automne, avant de nous replonger dans un rythme effréné, prenons un moment pour nous poser les bonnes questions, faisons un travail d’introspection, écoutons très attentivement les signes, les messages que nous envoient notre corps, notre mental et nos tripes. Faisons les bons choix pour nous aider à garder cette légèreté et aisance estivale mais aussi pour se rapprocher un peu plus chaque jour de notre être intérieur.

Et surtout, ne nous mettons pas la barre trop haute ou tellement de pression que cela nous décourage de faire le premier pas. Cela ne passe pas forcement par un changement radical de vie, cela peut être réaménager son appartement, voir plus ses amis, communiquer de façon plus saine avec la persone qui partage notre vie, commencer une activité qui nous nourrisse de l’intérieur…
Pour moi, cela commencera par ne pas laisser mon emploi-du-temps trop empiéter sur ma vie sociale.

Que cette transition vers l’automne se fasse toute en fluidité et douceur.
Namaste,
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Strasbourg versus New York

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Un sentiment de gratitude

Je viens de rentrer à New York apres avoir passé sept semaines à Strasbourg pour y enseigner une formation Yogaworks de professeurs de yoga de 300 heures.

Ce fût une expérience formidable d’avoir l’opportunité de redécouvrir le rythme et l’ambiance française après 15 années de vie new-yorkaise.
Je voulais partager avec vous une liste non exhaustive des petites différences qui m’ont interpellée durant ce séjour:

. le calme des rues; même les sirènes de pompier ou de police semblaient être de la douce musique comparées à celles de New York!

. les gens qui ne regardent pas leur téléphone portable en marchant ou au restaurant. Et donc qui se regardent dans les yeux et en profitent pour vous faire un peu de charme dans la rue.
A New York, tout le monde a la tête collée à son téléphone et les accidents entre piétons ou pire, avec les voitures en traversant la rue ne sont pas rares!

. ne pas avoir à prendre de métro pour me déplacer: quel luxe! J’ai eu la chance de rester dans un appartement situé à 5 minutes à pied deYogamoves, là où j’enseignais. Mon activité à New York me conduit à prendre le métro de nombreuses fois par jour pour aller enseigner mes cours collectifs et particuliers. Et même si je suis reconnaissante de pouvoir me déplacer si facilement à New York grâce au métro, je regrette son niveau de décibels et les retards incessants.

. les français qui ne répondent pas à leurs e-mails dans l’heure où la journee mais peuvent prendre plusieurs jours ou semaines avant d’adresser votre question. Etant imprégnée de l’efficacité américaine, cette habitude là a pu me destabiliser quelque peu au début. Mais je me suis finalement rendue compte que la plupart des français ne mélange pas leur vie privée et professionnelle. Ce que je valorise énormément! Ici à New York, il n’y a plus de distinction entre vie privée et professionnelle. Les gens repondent à leurs e-mails à toute heure, sont sans cesse disponibles engendrant un stress croissant dans leur vie. Alors restez comme vous êtes et je prendrai mon mal en patience!

. les yogis français bien moins raides dans leurs fléchisseurs des hanches que les américains! Quelle différence! Une des raisons est que les américains passent beaucoup de temps assis devant leur ordinateur au travail ce qui contracte chroniquement ces muscles. Il y a aussi beaucoup de coureurs à New York et ces muscles sont extrêmement sollicités.

. les deux, trois kilos que j’ai pris! Je me suis laissée aller à retrouver certains goûts de mon enfance…

. difficile de manger au restaurant si on ne mange pas de produits laitiers. Dans le pays de la gastronomie, le beurre et la crème sont rois. Je ne mange plus de produits laitiers depuis 18 mois. A New York, je trouve facilement des restaurants qui cuisinent sans produits laitiers ou qui sont prêts à changer leur recette pour moi. Mais à Strasbourg, c’est compliqué! Le beurre fait tellement partie de la culture que les serveurs ne savent pas, bien souvent, que les plats en contiennent. Un d’entre eux m’a suggeré de prendre le dessert au caramel au beurre salé!

. le manque de magasins proposant des jus frais ou pressés à froid. A New York, ils ont poussés comme des champignons ces dernières années. Il est difficile de marcher quelques rues sans en voir un. Leur succès est phénoménal. J’en bois régulièrement ici entre deux cours.

. les incohérences du service à la française dont j’ai fait les frais avec entre autres, Air France et la SNCF. Je vous passerais les détails mais je suis toujours interloquée de voir comment on essaie de vous rendre responsable d’une erreur qui vient en fait de leur organisation. Aux Etats-Unis, le client est roi et la notion de service fait partie de la culture américaine. Ils feront donc tout en leur pouvoir pour débloquer la situation en votre faveur surtout s’ils sont responsables de la situation.

. Le style vestimentaire des français, la classe inée française. Que c’est agréable de voir des gens bien habillés et coquets. Le pantalon de yoga n’a pas encore envahi les trottoirs français!

Il y aurait encore bien des choses à rajouter mais au final, j’aime et me sens à l’aise dans ces deux cultures et je suis si reconnaissante de pouvoir passer de l’une à l’autre aussi facilement.
Je voudrais remercier tous les élèves qui m’ont accueillie si chaleureusement durant mon séjour. Que se soit les élèves de la formation, les élèves des cours collectifs et particuliers que j’ai enseignés. Vous m’avez permis de me sentir comme à la maison et cela n’a pas de prix. Merci énormement!!!
Les transitions à l’arrivée en France et en rentrant à NY se sont faites toute en douceur et avec beaucoup de fluidité. Et pour cela aussi, je suis reconnaissante. Reconnaissante d’avoir le yoga dans ma vie qui me permet de rester présente, centrée, ancrée quelque soit l’endroit où je me trouve.
« Hatha Yoga Anushasanam »: la pratique du yoga est ici et maintenant.

Namaste,

 

 

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